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 La menopause

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MessageSujet: La menopause   Ven 1 Mai - 6:57

La ménopause en dix questions

Bien qu'il ne s'agisse pas d'une maladie, certains symptômes de la ménopause peuvent inquiéter. Quelles en sont les principales manifestations ? Quels sont les risques et les bénéfices des traitements hormonaux ? Quel crédit accorder aux médecines douces ?… Dix questions/réponses pour vous éclairer.

Qu'est-ce que la ménopause ?

La ménopause est un phénomène naturel ; ce n'est pas une maladie.

Le terme ménopause signifie étymologiquement "arrêt des règles", et désigne ainsi la période qui survient au moment où les ovaires arrêtent de produire les hormones de la reproduction : l'estrogène et la progestérone.

La ménopause commence le plus souvent aux alentours de 50 ans. La prise d'une pilule contraceptive ne modifie pas l'âge auquel la ménopause se produit naturellement.

Cette expérience propre à chacune est vécue de façon très différente selon les femmes, les pays et les cultures.

Qu'est-ce que la périménopause ?

La ménopause n'arrive pas brutalement. Elle est précédée d'une période plus ou moins longue appelée périménopause. La périménopause dure quatre ans en moyenne et continue durant les 12 mois qui suivent les dernières règles.



Cette période correspond à la diminution de la production d'hormones sexuelles féminines. Durant cette phase, les femmes connaissent des troubles du cycle (trop long, trop court, règles trop abondantes, trop longues…) et d'autres manifestations connues sous le nom de syndrome congestif prémenstruel (seins gonflés et douloureux, ballonnements abdominaux, instabilité de l'humeur, insomnie…).

Si ces manifestations ne posent pas de gros problèmes, aucun traitement n'est nécessaire. En revanche si les troubles handicapent réellement la qualité de vie de la patiente, vous devez en parler avec votre médecin. Avec lui, l'éventualité d'une prise en charge peut être abordée.

Quels sont les troubles dits "climatériques" de la ménopause ?

Le climatère désigne la période des changements endocriniens, physiques et psychologiques qui survient à la ménopause. Les troubles climatériques sont donc les troubles qui surviennent pendant cette période. Les troubles "climatériques" ne sont pas graves en eux-mêmes et ne présentent pas de danger pour la santé. Ce sont notamment des bouffées de chaleur, une sécheresse vaginale, des troubles urinaires, des troubles de l'humeur (irritabilité, anxiété), des troubles du sommeil (insomnie). Ces troubles sont inexistants ou très modérés chez une femme sur deux. Lorsqu'ils se manifestent, ils peuvent être pénibles et difficiles à supporter. Leur durée peut varier de quelques mois à plusieurs années.

Les bouffées de chaleur

Il s'agit du symptôme le plus fréquent, dû à l'arrêt de la production d'estrogène par les ovaires. Les bouffées de chaleur se manifestent par une sensation de chaleur parfois accompagnée d'une rougeur de la peau, qui commence au niveau du visage et du cou, puis s'étend vers le thorax et les épaules, et éventuellement se généralise. Chez certaines femmes, les bouffées de chaleur s'accompagnent de sueurs intenses. Elles peuvent survenir dans la journée ou pendant la nuit. Elles sont sans danger mais peuvent être très incommodantes.

Les troubles vaginaux

La carence en estrogène survenant au moment de la ménopause peut rendre la paroi vaginale plus fine, plus sèche et moins "élastique". Les rapports sexuels peuvent ainsi devenir inconfortables.

Les troubles urinaires

Le contrôle de la vessie peut être moins bon, ce qui peut provoquer de petites fuites urinaires, en particulier lors d'efforts (éternuements, fous rires…). Il est important de prendre en compte ce problème d'incontinence dès qu'il apparaît afin qu'il ne s'accentue pas.

Les modifications de la peau

La structure et la texture de la peau sont influencées par les hormones sexuelles et par des modifications biologiques plus générales liées au vieillissement. Après la ménopause, la peau devient plus fine et plus fragile.

La prise de poids

Souvent, au moment de la ménopause, les femmes prennent du poids et trouvent qu'il est plus difficile qu'auparavant de perdre ces kilos.

La prise de poids n'est pas directement liée aux modifications hormonales de la ménopause. Cependant, la ménopause entraîne une modification dans la répartition des graisses : elles s'accumulent désormais plus fréquemment au niveau du ventre qu'au niveau des cuisses et des fesses.

Les autres troubles de la ménopause

Au moment de la ménopause, d'autres troubles peuvent apparaître : maux de tête, sensation de grande fatigue, troubles du sommeil, douleurs articulaires...

Certaines femmes peuvent parfois présenter une tendance à la dépression. Il n'existe pas de preuve formelle que la ménopause en elle-même puisse provoquer une dépression ; cette maladie ne semble pas plus fréquente à cette période de la vie qu'à d'autres moments.

d'une femme à l'autre cela peut varier


Quels sont les risques cardiovasculaires à la ménopause ?

Avant la ménopause, les femmes sont moins exposées que les hommes aux maladies cardiovasculaires. A la ménopause, cette protection relative diminue et le risque de survenue de maladies cardio-vasculaires augmente régulièrement avec l'âge.

Votre risque personnel dépend de la présence de certains facteurs. Ainsi, vous avez d'autant plus de risque d'être atteinte d'une maladie cardio-vasculaire que :


Vous fumez ;
Vous présentez un excès de poids ;
Vous avez des antécédents familiaux de maladie cardiovasculaire ;
Vous souffrez de diabète, d'hypertension artérielle ou avez un taux de cholestérol élevé dans le sang ;
Vous êtes sédentaire.

Quels sont les risques et les bénéfices des traitements hormonaux substitutifs ?

Les bénéfices des THS sont doubles. Ils concernent principalement le traitement des troubles du climatère (bouffées de chaleur, sueurs, troubles vaginaux et urinaires…) et la prévention de l'ostéoporose et des fractures (diminution de la perte osseuse, réduction du risque de fractures du col du fémur et de la colonne vertébrale). Les bénéfices attendus concernant les troubles cognitifs (troubles de la mémoire, concentration…) ont finalement été remis en questions.

Comme tout médicament, le THS a des effets indésirables. Deux études anglo-saxonnes ont ainsi mis en lumière une augmentation du risque de cancer du sein et de maladies cardiovasculaires. A la lumière de ces récents résultats, les indications des THS ont été réévaluées et les prescriptions sont désormais très personnalisées.

Qui peut bénéficier des THS ?

La décision de commencer un THS doit se prendre en concertation avec votre médecin en fonction de votre état de santé et de vos souhaits.

Si vous avez des symptômes "climatériques" incommodants

En cas de bouffées de chaleur ou autres symptômes gênants (c'est-à-dire qui perturbent notablement la qualité de vie), un THS peut être instauré, si vous le souhaitez, pour une durée la plus courte possible. Après information claire sur les risques, il réévaluera régulièrement le traitement (au moins une fois par an) avec la possibilité d'une suspension temporaire du traitement, afin de contrôler la persistance des symptômes et leur sévérité.

Si vous avez des facteurs de risque d'ostéoporose

Le THS ne doit pas être instauré systématiquement. Il existe d'autres moyens de prévenir l'ostéoporose, en particulier une bonne hygiène de vie, un régime riche en calcium, et un apport suffisant en vitamine D. Seul votre médecin peut décider de l'intérêt de vous prescrire un THS, si vous avez un risque élevé d'ostéoporose et donc de fracture et à condition que vous n'ayez pas toléré d'autres traitements indiqués dans la prévention de l'ostéoporose.

Si vous n'avez ni symptômes "climatériques" incommodants ni facteurs de risque d'ostéoporose

Dans ce cas, il n'est pas recommandé de prendre un THS, la balance entre les bénéfices escomptés et les risques encourus n'étant pas favorable.

Ménopause : l'intérêt des médecines douces

Il existe des solutions alternatives pour atténuer les symptômes de la ménopause. Et les médecines douces ne sont pas à négliger. Il ne s'agit pas de seulement de compléments alimentaires mais aussi de règles de vie simples, permettant de mieux vivre cette période. Tour d'horizon.


Rappelons tout d'abord que la ménopause n'est pas une maladie, mais la conséquence naturelle de changements physiologiques. Elle s'accompagne souvent de symptômes gênants comme des bouffées de chaleur, des sueurs nocturnes ou encore une sécheresse vaginale. Face à ses manifestations, les médecines douces proposent leurs solutions1.


Du côté des vitamines et des minéraux

Des doses adaptées de vitamines permettraient de prévenir certaines maladies et certains symptômes, notamment l'ostéoporose. Contenu dans de nombreux compléments, certaines vitamines et minéraux peuvent avoir des effets bénéfiques.

Le minéral vedette est sans conteste le calcium, accompagné de phosphore qui aide également à son absorption. Ces artisans du système osseux sont indispensables pour lutter contre l'ostéoporose2. L'association Zinc-Cuivre est indiquée pour les troubles fonctionnels de la ménopause et semble également montrer une certaine efficacité contre la déminéralisation osseuse3.

Au rang des remèdes naturels, on parle également beaucoup des anti-oxydants : le zinc, le bêta-carotène, la vitamine E ou encore le sélénium agissent pour renforcer la peau, les ongles et les cheveux. Chez les femmes ménopausées, la peau peut parfois perdre de son élasticité et de son hydratation. Ces compléments l'aideront à préserver des airs de jeunesse.

Enfin les oméga 3 sont également conseillés dans le cadre de la prévention des maladies cardiovasculaires, auxquelles les femmes sont plus exposées après la ménopause.

L'homéopathie repose sur une prescription personnalisée
L'homéopathie peut également apporter des solutions. La meilleure optique restant de consulter un homéopathe qui saura adapter précisément le traitement aux troubles de la ménopause, à votre personnalité et à votre historique médical. Les dilutions de Sulfur, de Sepia, d'Aconitum, de Belladona ou encore d'Ignatia et de Phosphocalcium sont par exemple utilisées4,5.

La preuve de l'efficacité de ces remèdes ne se prête guère aux études traditionnellement utilisées pour les médicaments et d'un point de vue purement scientifique, le doute subsiste donc quant à leur efficacité.

La phytothérapie et l'aromathérapie

Stars incontestées, les dérivés du soja et plus particulièrement les phytoestrogènes ont une action sur les bouffées de chaleur si handicapantes pour la vie quotidienne des femmes qui en sont victimes. Mais les autorités sanitaires françaises ne conseillent pas leur utilisation, compte-tenu de l'absence d'études concernant leur sécurité. "La fiabilité de ces produits n'est pas garantie et leur sécurité n'a pas été évaluée. Nous vous déconseillons donc d'en prendre pour le traitement de vos troubles, tant qu'ils n'auront pas reçu l'autorisation des autorités sanitaires" précisait l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) et l'Agence nationale d'accréditation en santé (Anaes) en mai 20046.

La vigne rouge, le mélilot, le marronnier d'Inde ou encore les feuilles Gingko sont traditionnellement utilisés dans les troubles circulatoires. Ceux-ci ne sont pas réservés à la ménopause et peuvent être employés dès l'âge adulte pour des troubles légers.

Du côté des troubles du sommeil , on recommande habituellement la valériane, la passiflore, le tilleul ou encore l'aubépine. Il existe également des mélanges de ces plantes dispensés sous forme de comprimés ou de gélules.

En cas de fatigue, c'est généralement le ginseng et la gelée royale qui sont indiqués.

Pour les bouffées de chaleur, on préfèrera les huiles essentielles de menthe poivrée et de cyprès.

Enfin, plus généralement dans le traitement des troubles de la ménopause, ce sont l'huile essentielle de niaouli, de sauge et d'anis vert qui sont conseillées. Les huiles essentielles n'ont pas vraiment fait leurs preuves dans la ménopause. Les études suggèrent même une absence d'effets…

Les solutions venues d'Orient

Acupuncture, électroacupuncture, massages, yoga… Les médecines asiatiques ont également tenté de tirer leur épingle du jeu face à la ménopause. Si certaines études suggèrent une réduction des bouffées de chaleur7,8, on peut dire que le doute subsiste sur l'efficacité réelle de ces pratiques9.

Cependant, aucune de ces méthodes ne présente de danger à condition que des règles élémentaires d'hygiène soient respectées. Si elles participent au bien-être, les utiliser peut être une bonne chose. A vous de juger !

Pas de remède miracle

Enfin, la prévention des troubles de la ménopause passe également par une hygiène de vie qui ne pourra que vous être profitable. Une alimentation équilibrée et variée, une activité physique régulière sont un excellent régime santé. Mais si les symptômes restent vraiment gênants, il sera nécessaire de consulter un médecin et d'envisager avec lui les alternatives thérapeutiques adéquates.


DOCTISSIMO


 clown  Maman comblée de Tom 4 ans et Léo 1 an le 22/04/2015  clown 

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MessageSujet: Re: La menopause   Ven 7 Sep - 16:43

même si c'est la nature , c'est un passage difficile dans la vie d'une femme
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